Journée internationale des droits des femmes – À la rencontre de Caroline Deschamps
L’histoire de Caroline en tant que consultante chez Strand
Peux-tu nous parler de ton parcours scolaire et professionnel jusqu’à aujourd’hui ?
« Après avoir étudié les sciences et les langues au lycée, j’ai obtenu un diplôme d’ingénieure en biotechnologie et agro-industries. J’ai toujours travaillé dans le secteur pharmaceutique et j’ai eu l’opportunité d’occuper différents postes auprès de plusieurs grands acteurs de l’industrie.
J’ai choisi ces études parce qu’elles constituaient un excellent tremplin vers des opportunités dans divers secteurs. Lorsque j’ai décidé de me spécialiser en biotechnologie, c’était un choix conscient. Je voulais exercer un métier qui ait du sens, avec la certitude que mon travail apporte une réelle valeur aux patients et au domaine médical. De nombreux défis restent à relever, et cela me motive énormément et donne une direction à mon parcours.
Quand j’étais plus jeune, j’aimais déjà avoir des responsabilités. Il m’a donc semblé naturel d’opter pour des études, puis pour une profession impliquant un haut niveau de responsabilité.
J’ai acquis de l’expérience en production, en assurance qualité et dans des fonctions techniques, et j’ai rejoint mon poste actuel chez Strand il y a un peu plus d’un an. Aujourd’hui, je dirige une équipe de cinq consultants très engagés et motivés dans leur travail. C’est un réel plaisir de collaborer avec eux ! »
Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire carrière dans le secteur pharmaceutique ?
« Mon père était pharmacien, j’ai donc grandi entourée de sciences. Mon frère et moi avons tous les deux suivi des études scientifiques. Je suis convaincue que l’influence de mon père a été déterminante – je suis certaine que si mes parents avaient été enseignants, je le serais devenue moi aussi !
Même si nous ne sommes pas tous les deux restés dans le domaine scientifique, mon frère et moi partageons la même ambition et la même motivation. Il a travaillé pendant plusieurs années dans le monde de la course automobile en tant que mécanicien, jusqu’à ce que cela ne soit plus compatible avec une vie de famille. Il est aujourd’hui technicien en piscines et jardins. »
Qui a joué un rôle important dans ton parcours professionnel et t’a permis d’évoluer ?
« Honnêtement, toutes les personnes que j’ai rencontrées depuis le début de ma carrière m’ont inspirée, chacune à leur manière. De mon manager aux collaborateurs en production, tout le monde m’a motivée, inspirée et aidée à rester concentrée sur mon travail et mes responsabilités.
Dans mon équipe actuelle, ils continuent à me challenger et à me garder alerte. »
Comment définirais-tu le leadership ?
« Simple : la collaboration. Je suis la manager, mais je ne travaille pas de manière hiérarchique, je travaille avec mon équipe. Nous avons une relation très proche, ils me taquinent même et m’appellent “Maman” ! (rires) Nous partageons aussi des éléments de nos vies privées : l’un des membres de l’équipe va bientôt devenir papa et nous comptons tous les jours ensemble.
Le leadership ne consiste pas à être un chef qui décide de tout pour tout le monde. Mon style, c’est de discuter des décisions avec l’équipe. C’est une collaboration très étroite et nous sommes rarement en désaccord. »
C’est impressionnant ! Qu’est-ce qui rend ton équipe aussi alignée ?
« La mission, la vision et les objectifs de l’équipe sont très clairs. Nous sommes bien organisés et chacun connaît parfaitement son rôle. Cela commence dès le recrutement : je suis présente lors des entretiens et de l’intégration des nouveaux collègues. Je connais bien mon équipe et je sais si un profil peut correspondre aux autres ou non. Je suis attentive au comportement, à la formation et tout simplement à la personnalité.
Le résultat est une équipe très compatible, avec une grande capacité d’adaptation les uns aux autres. Lors de nos réunions en présentiel, si quelqu’un passe une mauvaise journée, on le voit immédiatement. »
Quand tout va bien, c’est facile. Comment réagis-tu lorsqu’un membre de l’équipe ne se sent pas bien ?
« Cela est déjà arrivé. J’ai remarqué qu’une personne de mon équipe n’allait pas bien, alors j’ai organisé un entretien en face à face pour prendre des nouvelles. Je lui ai demandé comment je pouvais l’aider et s’il y avait quelque chose que je pouvais faire. Il s’agit d’ouvrir le dialogue et de créer un environnement sûr où chacun peut s’exprimer. Rien que ce geste a été d’un grand réconfort pour cette personne, et ensuite ça allait mieux. »
Tu sembles être quelqu’un de très empathique. Dirais-tu que l’intelligence émotionnelle est une qualité essentielle pour un leader ?
« Oui. Je suis une personne sensible et attentive au bien-être de mon entourage. Il est important pour moi que mon équipe se sente en sécurité dans son travail. Quand je suis connectée à mon rôle, j’appelle parfois simplement pour savoir si je peux faire quelque chose pour eux, comment se passe leur charge de travail ou s’ils ont besoin d’échanger. Ils n’ont pas peur d’échouer. La culture de notre équipe repose sur l’apprentissage collectif. »
Cela me fait penser à cette célèbre citation : “On ne perd jamais, soit on gagne, soit on apprend.”
« Exactement ! »
Comment décrirais-tu ton style de leadership à la maison ?
« Exactement le même ! C’est pour cela que mon équipe m’appelle “maman”, car ils savent que j’ai quatre enfants de 12, 10, 7 et 6 ans. À la maison, c’est toujours la fête ! » (rires)
Quel conseil de vie donnerais-tu à tes filles ?
« Ayez confiance en vous, ne doutez jamais de votre capacité à atteindre vos objectifs. J’espère être un bon exemple pour elles. Je les encourage aussi à être indépendantes, à ne jamais dépendre de quelqu’un d’autre et à voler de leurs propres ailes. »
Comment renforces-tu aujourd’hui leur confiance en elles ?
« Nous parlons beaucoup. Chaque jour, au dîner, je leur demande ce qui s’est bien passé ou moins bien passé. Elles s’expriment librement. Quand quelque chose ne va pas, je le vois sur leur visage et je leur demande : comment peut-on trouver une solution ? Veux-tu gérer la situation seule ou préfères-tu que je t’aide ? Elles me disent quand ça va et quand ça ne va pas. »
Peux-tu nous parler de certains défis que tu as rencontrés ?
« Le plus grand défi a été mon premier emploi. À peine sortie de l’école, mon tout premier poste était celui de cheffe d’équipe de 30 personnes. Comme tu peux l’imaginer, c’était très challengeant, mais c’est aussi à ce moment-là que j’ai décidé de ne pas être une “chef”.
Je savais qu’ils devaient m’apprendre le métier. Dès mon arrivée, je leur ai demandé de m’expliquer leur travail, et j’ai d’abord appris leur fonction avant d’apprendre la mienne. Je devais aussi être acceptée. J’avais 26 ou 27 ans et ils travaillaient là depuis presque 20 ans. C’était intimidant, mais j’y suis arrivée. J’ai encore aujourd’hui des contacts avec des personnes de ce premier job, donc j’aime penser que j’ai réussi. »
Quelles compétences ont été essentielles pour réussir ?
« L’empathie, beaucoup de respect et la sincérité. Quand j’ai quelque chose à dire, je le dis. Même si c’est délicat, j’essaie d’être diplomate et de transmettre le message de manière constructive, mais je le dis. Pour réussir dans la pharma, il faut avoir le sens des responsabilités, rester concentré sur les objectifs et sur le travail. »
Quel conseil donnerais-tu à la Caroline de 18 ans ?
« Fais ce que tu veux. Mets tout en œuvre pour atteindre tes objectifs et fonce. »
Et à d’autres femmes qui souhaitent faire carrière dans le secteur pharmaceutique ?
« N’abandonnez jamais ! Restez concentrées sur vos objectifs, prenez des responsabilités, gardez le cap, soyez conscientes de l’importance de votre travail et soyez fières de ce que nous pouvons accomplir ! »
Cet entretien fait partie d’une série de blogs inter-branches mettant en lumière les parcours et les talents au sein de Sisu Group.